Covid-19 et hydroxychloroquine (Plaquénil°) : de nouvelles données, sans signal d'une efficacité
Dans l'actualité Les résultats d'un nouvel essai comparatif randomisé, non aveugle, hydroxychloroquine à fortes doses versus soins standard chez 150 patients hospitalisés pour covid-19 ont été publiés. La seule différence notable entre les groupes a été la grande fréquence des effets indésirables avec l'hydroxychloroquine. Les résultats d'autres études non randomisées, de faible niveau de preuves, n'ont pas été en faveur d'une efficacité clinique de l'hydroxychloroquine.
L'effet antiviral in vitro de l'hydroxychloroquine (Plaquénil°) contre le coronavirus Sars-CoV-2 a conduit à émettre l'hypothèse de son éventuelle efficacité clinique chez les patients atteints de covid-19 (> ICI). Fin mars 2020, deux essais comparatifs de l'hydroxychloroquine ont eu des résultats non concluants (> ICI et > ICI). D'autres essais comparatifs randomisés sont en cours. Le 14 avril 2020, des résultats d'un autre essai comparatif randomisé ont été rendus publics.
Cet essai a comparé l'hydroxychloroquine versus soins standard chez 150 patients hospitalisés à Shanghaï en raison d'un covid-19 ((voir > ici) . Le traitement était attribué par tirage au sort, mais sans procédure d'aveugle. Les patients étaient âgés en moyenne de 46 ans, 55 % étaient des hommes. Seulement 1 % des patients étaient dans un état jugé grave. L'hydroxychloroquine a été utilisée à une posologie particulièrement élevée : 1 200 mg par jour durant 3 jours, puis 800 mg par jour sur une durée allant jusqu'à 2 à 3 semaines. La moitié des patients ont été suivis au moins 20 jours environ (maximum 33 jours). Le seul patient dont l'état de santé s'est aggravé faisait partie du groupe hydroxychloroquine. Il n'a pas été démontré d'effet antiviral de l'hydroxychloroquine chez ces patients. Globalement, des événements indésirables ont été notés par environ 30 % des patients du groupe hydroxychloroquine versus 9 % des patients du groupe témoin, soit une différence statistiquement significative.
D'autres études non randomisées ont comparé des séries de patients atteints de covid-19 selon qu'ils avaient reçu ou non un traitement par hydroxychloroquine peu après leur entrée à l'hôpital. L'absence de tirage au sort pour décider du traitement rend leurs résultats peu probants, l'état clinique des patients ayant pu influer sur le choix du traitement. Aucune de ces études n'a été en faveur d'une efficacité clinique de l'hydroxychloroquine. Notamment, une étude menée dans quatre hôpitaux d'Île-de-France a comparé l'évolution de 181 patients atteints de covid-19 avec atteinte pulmonaire justifiant une oxygénothérapie : 84 avaient commencé à recevoir de l'hydroxychloroquine (600 mg par jour) dans les 48 premières heures de leur hospitalisation, et 97 n'en avaient pas reçu durant cette période (groupe témoin) (voir > ici). La moitié des patients étaient âgés d'au moins 60 ans. 71 % étaient des hommes. Lors de leur hospitalisation, les patients avaient des rythmes respiratoires et des saturations sanguines en oxygène similaires. Un antécédent de maladie respiratoire chronique ou de maladie cardiovasculaire était plus fréquent dans le groupe témoin. Une atteinte de plus de 50 % des poumons au scanner thoracique était plus fréquente dans le groupe hydroxychloroquine. Il n'y a pas eu de différence statistiquement significative ni de la mortalité (environ 4 % des patients) ni de la fréquence d'un critère regroupant "transfert en réanimation ou mort" (20 % des patients). L'électrocardiogramme était systématique à l'admission puis après 3 à 5 jours. Un allongement de l'intervalle QT est apparu au point de justifier l'arrêt de l’hydroxychloroquine chez 9,5 % des patients.
D'autres données ont porté surtout sur les dangers de l'association de l'hydroxychloroquine avec l'azithromycine (Zithromax° ou autre) (> ICI).
Au 15 avril 2020, on ne connaît pas encore de traitement qui réduit le risque d'évolution vers un covid-19 grave. Exposer les patients à l'hydroxychloroquine et à l'azithromycine augmente le risque d'effets indésirables cardiaques graves.
©Prescrire 16 avril 2020
Voir aussi :
"Covid-19 et hydroxychloroquine : pas encore de résultats probants" (10 avril 2020) > ICI
"Covid-19 et hydroxychloroquine : incertitudes et questions qui se posent" (2 avril 2020) > ICI
"Covid-19 et hydroxychloroquine : prudence" (30 mars 2020) > ICI
"Covid-19 : porter attention aux patients prenant un médicament exposant à une immunodépression" (26 mars 2020) > ICI
"Covid-19 et essais de médicaments : que faire des premiers résultats d'évaluation ?" (23 mars 2020) > ICI
"Protéger les patients à risque de complications de covid-19 en situations de soin" (19 mars 2020) > ICI
"Épidémie d'infections respiratoires à coronavirus (covid-19) : quelques sources d'information" (27 février 2020) > ICI
"Grippe, coronavirus : principes de prévention des infections respiratoires" (4 février 2020) > ICI
http://Mousse au mascarpone et au citron Préparation 15 mn 1 H 30 minimum de congélateur Ingrédients (pour 6 ramequins) : 2 citrons bio 3 œufs 100 g de sucre 250 g de mascarpone 1 pincée de sel Préparation : Râpez finement le zeste des 2 citrons Pressez le jus d’un citron et réservez le tout Séparez les blancs des jaunes d’œuf Mélangez les jaunes avec le sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange blanchisse, puis incorporez le mascarpone sans cesser de mélanger, ajoutez les zestes et le jus de citron. Montez les blancs en neige bien fermes avec la pincée de sel et incorporez les délicatement dans la première préparation. Répartissez la mousse dans 6 ramequins et placez au congélateur pour 1 h 30 minimum. Vous pouvez sortir ces mousses 5 mn avant dégustation ou les laisser au congélateur plus longtemps et à ce moment là, vous les sortez au frigo 1 H avant dégustation, elles seront fermes et fondantes en même temps. Idéal avec des fraises, coupées en 4 dans le sens de la longueur et arrosées d’un filet de jus de citron, d’un peu de sucre et d’un tour de poivre au moulin.